lundi 15 décembre 2008

MARINE LE PEN SUR ITELE : LES HERITIERS NE SONT PAS CEUX QUE L'ON CROIT ! (OUF !)

MARINE LE PEN SUR ITELE : LES HERITIERS NE SONT PAS CEUX QUE L'ON CROIT ! (OUF !)


Invitée sur Itélé vendredi 12 décembre à 08h40, Marine Le Pen a indiqué ce qu'elle pensait des dits « dissidents » et des critiques internes la concernant.

Voilà ce qu'elle a notamment déclaré.

« Les héritiers ne sont pas ceux que l'on croit en vérité. (...) Ils se croyaient les héritiers du Front National et ils se sont rendus compte qu'il fallait travailler, qu'il fallait être légitimes pour pouvoir avoir sa place au Front National. (...) Le Front National est porté par un combat qui est bien plus grand que lui, qui est un combat pour la défense de la France et des Français. (...) J'ai l'impression qu'ils passent l'immense majorité de leur existence politique à combattre Marine Le Pen. Ce n'est pas Marine Le Pen qui nuit à la France aujourd'hui, c'est la crise économique, c'est le gouvernement de Nicolas Sarkozy, ... (...) A un moment donné, s'ils veulent vraiment œuvrer pour leur pays, il faut qu'ils combattent les véritables ennemis de leur pays. »

Que dire devant tant de mauvaise foi en si peu de mots ?

D'emblée, ce qui saute aux yeux, c'est la négation même du combat politique. Serait donc institutionnalisé, gravé dans le marbre et sacralisé le fait qu'il est interdit de critiquer Marine Le Pen. Emettre la moindre critique serait faire le jeu des ennemis de la France. La dérive à la fois familiale et « marxisante » suggéré par Carl Lang le 15 novembre dernier s'avère donc authentique puisqu'à la sacralisation du « parti » s'ajoute la sacralisation personnelle. Plus de débats d'idées, même plus de débats sur les personnes, il faut suivre en rangs serrés et en silence, point. Celui ou celle qui s'égare de cette voie royale ne serait-ce que d'un iota devient immédiatement suspect de trahison et donc d'avance condamnable.

Marine Le Pen va jusqu'à laisser entendre, en gros, qu'elle a raison et que les autres ont tort, uniquement sur la base d'une lapalissade : Elle n'est pas l'ennemi. La ficelle est monstrueuse, énorme, et elle cache mal le désarroi de ceux qui la tirent. En faisant cela, elle pense se victimiser et se statufier en même temps. Il plane de sérieux et légitimes doutes sur la réussite de l'entreprise. L'entière vie militante et politique de Carl Lang démontrant qu'il est tout sauf un ennemi, pourquoi lui avoir réservé un tel traitement ?

La légitimité justement, parlons en. Elle en appelle au travail, au mérite et à l'effort, valeurs quasiment sanguines du FN dont découleraient toute légitimité. Malheureusement pour elle, la sauce ne prend pas. Elle ne peut pas prendre. Pourquoi ? Parce que, pour reprendre une expression d'Eric Besson répondant aux méchantes attaques de Ségolène Royal, Carl Lang n'est peut être pas (encore) connu, mais il est reconnu de toutes et tous ! C'est bien pour cette raison que la majorité des militants et sympathisants le suivent.

Ce tour de « passe passe » indigne d'un petit « Gérard Majax » de MJC ressemble en fait à une tentative désespérée de réparer l'irréparable.

Concernant les élections européennes, la référence au travail devient presque risible quand on sait que Carl Lang est premier en terme d'assiduité au Parlement Européen avec un taux de présence de 93%, tandis que Marine Le Pen arrive très loin derrière, avec tout juste la moyenne aux alentours des 50% !

D'un bout à l'autre de l'échelle politique, Carl Lang a gagné sa légitimité et haut la main. Sur un plan infra-politique, les militants savent qui est Carl Lang, qu'il est des leur et ne les décevra pas. Sur un plan intra-politique, tout le monde connait les idées de Carl Lang qui n'ont elles jamais varié d'un pouce. Il possède en plus le don d'adapter nos idées force à l'air du temps au service de notre idéal. Personne plus que lui en ce moment, ne possède l'art de la synthèse pour tirer la quintessence, le substrat même de la vision nationale de l'action politique. Sur un plan supra-politique, c'est exactement la même chose, puisqu'il arrive à prendre suffisamment de recul et de distance pour demeurer à la fois enraciné, tout en se projetant dans l'avenir. Si l'on osait, on pourrait même parler de métapolitique chère à Joseph de Maistre à son sujet.

En mettant de côté le soutien de son père et éventuellement (pour le moment) l'aspect financier, il n'y a qu'au niveau « media-politique » que Marine Le Pen surclasse Carl Lang. Cela ne nous rassure en rien évidemment.

Encore une fois, si Marine Le Pen voulait « servir les intérêts de son pays », elle aurait été tête de liste en Ile de France. Ce qui est une évidence pour l'immense majorité ne l'est pas pour tous et c'est bien dommageable.

Car Lang, comme les autres dits « dissidents », avait le choix entre obéir ou mourir. Il a choisi une autre voie, celle de VIVRE. Pas de vivre pour lui au service de troubles intérêts particuliers et personnels, mais de vivre pour ses idées, nos idées, notre idéal : LA FRANCE ET LES FRANCAIS !

L'Histoire démontre massivement que le plus souvent ce sont les évènements qui font les grands hommes et rarement l'inverse. Carl Lang n'a rien prémédité. Il a toujours été fidèle jusqu'aux frontières du possible. En son âme et conscience, il n'a tout bonnement pas pu supporter l'insupportable, tolérer l'intolérable. Il a donc désapprouver, avant de résister et de réagir. Ce faisant, porté par les évènements, ne les ayant ni subi ni crée, il a enclenché un processus irréversible ne pouvant déboucher que sur une dynamique de renouveau, dont, contrairement à la volonté des sectateurs, personne ne sera exclu.

Marine Le Pen s'écoute tellement parlé qu'elle en arrive à s'auto persuader, à s'auto hypnotiser et, en définitive, fatalement à s'auto aveugler.

Oui Marine Le Pen, les héritiers ne sont jamais ceux que l'on croit ou qui se sont auto proclamés et c'est tant mieux !

Et oui Marine Le Pen, le travail, le mérite et la fidélité payent et donnent la seule et vraie légitimité.

Carl Lang l'a prouvé et entend bien le démontrer avec plus d'ampleur. Le tout étant qu'il n'ait pas peur d'être lui même, qu'il ose s'engager à fond afin de libérer de nouveau toutes les énergies du Mouvement National. Et qu'importe son résultat futur immédiat en 2009. Du moment qu'il gagne la bataille des militants, il gagnera celle du terrain, puis celle des idées et le travail finira par payer, et bien plus vite qu'on ne l'imagine. La campagne qui s'annonce sera dur. Il faudra s'affirmer par tous les moyens, en sachant que ce ne sera que le début d'un parcours que nous espérons tous long et victorieux.

Après tout, en Hollande, en Italie et en Autriche, pour ne citer que ces trois pays, plusieurs partis nationalistes à vocation électoraliste cohabitent et non seulement les résultats sont impressionnants, mais en plus nos idées, nos vraies idées, sont à chaque fois gagnantes.

L'heure n'est donc plus, ni aux regrets, ni aux invectives de comptoir, ni au fatalisme et encore moins au renoncement. Ne conservons en nous que les trésors positifs du passé, mais ne regardons plus dans le rétroviseur : Il faut aller de l'avant !


A lire également, cet article paru dans « Bakchich.info ».

Ecrit par des adversaires du Mouvement National, cette vision de gauche de la très grave crise du FN n'en est pas moins révélatrice. Ainsi, on y apprend notamment que, selon certaines sources, ce serait Philippe Peninque, ami de Marine Le Pen, qui remplacerait Louis Armand de Bejarry dans le grand ouest. On y apprend également pas mal d'informations édifiantes. Allez lire sans vous préoccuper des commentaires, c'est hallucinant et ça mérite le détour.

TOUS AVEC CARL LANG !

10 commentaires:

Jean louis a dit…

Pour compléter vos informations, voilà ce que j'ai lu dans Minute de cette semaine.

« Au bureau politique du FN qui a décidé, le 26 novembre, de « condamner de la manière la plus ferme les candidatures dissidentes aux élections européennes de juin 2009 » (celles de Carl Lang et de Jean-Claude Martinez), seuls 21 des 35 membres du bureau politique étaient présents, certains ayant préféré se faire porter pâles pour ne pas avoir à se prononcer. Et sur ces 21, six n’ont pas pris part au vote : Martial Bild, qui, après avoir remis sa démission, s’était éclipsé ; Bruno Gollnisch, vice-président du FN ; Jean-Pierre Reveau, le trésorier (national - NDLR) ; Jacques Colombier, président du groupe au conseil régional d’Aquitaine ; Martine Lehideux, qui participa à la création du FN en 1972 et en fut vice-présidente jusqu’au dernier congrès ; et Catherine Salagnac, élue de Haute-Normandie. »

Autremen dit, Le Pen a beau dire que "tout va bien madame la marquise", seuls les 15 lepénolatres ont suivi (et encore étaient ils tous d'accord ou "forcés"?) et les "historiques" jeunes ou anciens, se sont fait porter pâle, se sont abstenus ou ont voté contre. Jean Marie Le Pen peut bien gloser sur le "cadavre qui ne se porte pas si mal", sur le "bateau qui tangue mais tient bon" et sur "l'éternel retour du front", là ce ne sera pas le cas car ce sont les sauveurs du Front, autrement dit la substance même du Front, qui n'est plus d'accord, qui le dit, et qui va partir.

Avant, le front rebondissait car il était toujours lui même, maintenant qu'il n'a plus idée ni militant ni rien, en dehors d'une image virtuelle et finissante, il y a un boulevard pour un autre mouvement national, neuf, traditionnel et moderne à la fois, mais surtout un mouvement heureux, fier qui vive son combat militant dans la joie et non dans la froideur, la tristesse et le froideur constatés au front depuis quelques temps.

Comme il est dit ici, il faut savoir tourner la page quand elle est finie, et regarder sereinement et avec confiance dans l'avenir. Tout reste à faire. L'espoir est là. Entièrement d'accord avec vous.

Un visiteur nocturne qui va travailler tôt.

Avant de partir, je vous livre ici un lien ou vous trouverez un complément éclairé sur vos justes critiques concernant les mensonges de Alain Soral.

C'est à lire ici merci.

http://vernonliberte.hautetfort.com/archive/2008/12/10/monsieur-soral-nous-trompe.html

Henri (chartres) a dit…

Bien d'accord avec vous et avec Jean Louis que je remercie pour ses liens.
Au départ, je n'avais rien contre Marine Le Pen et tout au contraire je l'appréciais pour son style neuf, rentre dedans et sa répartie. Je pensais du bien d'elle et je me disais qu'un nouveau talent venait s'ajouter aux autres. Puis ça a commencé à coincer avec l'épisiode de Marie France Stirbois. La suite n'a alors fait que confirmer mes doutes et soupçons, et j'ai trouvé qu'elle ne pensait qu'à elle.
Plus je l'ai vu dans les médias, plus mon opinion a évolué sur elle. Déjà, j'ai trouvé que plus elle en disait, plus le discours était creux et vide de sens. Elle parlait pour parler mais tout était lisse et politiquement très correct. Elle m'a fait penser à l'adage : "qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse"!
A son sujet, j'ai parfois pensé à Mitterrand dont une des dernières phrases prononcée en publique aura été "on ne peut rien contre la volonté d'un homme".
Je ne serais pas étonné qu'elle pense cela aussi.
J'ai toujours pensé qu'en politique plus qu'ailleurs, rien n'est jamais définitif. Regardez Mégret et Le Pen qui s'étaient réconciliés. Donc rien n'est écrit et tout reste possible. Il suffirait qu'elle change un tout petit peu et elle redeviendrait un porte parole talentueux de la Droite Nationale. Pour le moment, ce n'est pas le cas, et comme beaucoup, mon choix se porte sur Carl Lang. Alors, comme vous dites il y aura peut être 2 ou 3 grands mouvements nationaux officiels en France dans les prochaines années (FN, Identitaires et un large rassemblement autour de Carl Lang ?), mais à terme il faudra bien établir des ponts solides et sans faille pour des convergences et des rapprochements.
Un dernier mot sur Marine Le Pen. Ne trouvez-vous pas que le fait de la voir très régulièrement avec des bretelles (robes à bretelles, jupes-salopettes, et salopettes tout court) n'est pas une tentative d'identification immédiate dans les médias, à l'image de son père et de son fameux bandeau des années 70, toute proportion gardée. Et je précise que ce n'est ni une attaque ni une critique, car, si c'est vrai, je trouve l'idée très intelligente. Mais ce n'est peut être qu'un hasard.
En fait, je le répète, quitte à décevoir quelques uns, je préfère Carl Lang, mais je n'ai rien aux plans personnels et humains contre Marine Le Pen. J'espère que ses futures évolutions la conduiront à se rapprocher de toutes les composantes du courant national pour en être un des pivots. C'est tout le mal que je lui souhaite. En attendant ce jour, tous derière Carl Lang comme vous dites.

Anonyme a dit…

Marine Le Pen n'a jamais évolué : elle n'a jamais vraiment été du mouvement national, ni pensé "réactionnaire". Il suffit de lire son livre pour se rendre compte que c'est une libérale restée fidèle à elle-même du début jusqu'à la fin (car c'est bientôt la fin pour elle : voir l'analyse de Pascal Perrineau, assez juste, donnée en lien dans cet article ou un précédent). Il n'y a donc rien à espérer de la fille de JMLP. Nous devons tourner la page du lepénisme ET du marinisme.

Anonyme a dit…

15 sur 35 qui ont voter pour la condamnation des candidatures dissidentes je ne le savais pas merci à Jean Louis.

Même pas 50% du bureau politique est d'accord sur ça ça veut tout dire...

Ils vont surement bientôt démissioner ou être exclus,à suivre...

Gentil a dit…

Je ne vois cependant pas l'intérêt de citer Bakchich et ses articles, qui n'ont pour but que de nuire au Front. Quelqu'un qui lit votre site pourrait avoir l'impression que vous n'avez qu'un but, augmenter l'implosion du Front. C'est bien dommage,
Car bien sûr il faut débattre ; mais il faut savoir savoir être objectif et prudent, garder raison et ne pas alimenter des luttes passionnelles où l'intelligence aveuglée ne contrôle plus rien.
Si on ne sait pas faire cela, il est plus prudent de s'abstenir.

TOUS AVEC CARL LANG ! a dit…

@ Gentil

Nous sommes tout à fait d'accord avec vous sur le caractère nocif et antinational de la ligne politique de « backchich ». C'est d'ailleurs pour cela que nous avons bien mis un avertissement en préambule et au préalable. Nous avons cité cet article, non pas pour le fond de l'analyse ou de ses commentaires évidemment, nous l'avons bien précisé et souligné, mais nous l'avons fait pour les informations à lire entre les lignes comme pour les anecdotes hautement significatives et symboliques. Vous savez bien que ni la presse FN, ni la dite grande presse ne va relayer ce type d' informations qui n'intéressent que les militants et sympathisants, amis ou ennemis, camarades ou adversaires. Nous avons jugé utile que nos visiteurs soient au courant du mépris hautain de certains pour ceux qui n'ont à leurs yeux pas fait grand chose. Normal, ils se sont contentés de sauver le Front National et de permettre au Président d'accéder au second tour de la Présidentielle ! Et avec ça, il réclame encore un peu de respect et de considération ? Non mais, ils osent se prendre pour qui là ! Plus sérieusement, ces informations nous ont été depuis confirmées. Quand un ennemi dit qu'il pleut et qu'il pleut, nous n'allons tout de même pas dire qu'il fait beau temps, surtout pour plaire à des destructeurs qui n'agissent que pour déplaire et qui ne se sont pas gênés pour utiliser tous les moyens possibles contre Carl Lang. Merci.

Yannick a dit…

Je suis en désaccord avec gentil sur son commentaire même si je comprends sa volonté d'union parfaite. C'est aussi la mienne, mais pas celle du "carré" et c'est bien ça le problème.

nuire au front ? mais qui nuit au front si ce n'est l'actuelle direction du front avec ses délires permanents, ses purges, ses déclarations, méthodes, etc.

l'implosion du front ? Idem. qui la met en pratique depuis des années ? il suffit de voir pour comprendre.

débattre ? mais ils ne le veulent pas, il suffit de voir le sort fait à Carl Lang mais aussi à tous les autres. c'est de la rigolade !

et enfin s'abstenir ? mais c'est ce qu'ils (et elles) attendent tous, que nous les laissions faire, qu'ils aient les mains libres, afin de vider le front de sa substance et d'y prendre le pouvoir sans aucune opposition.

non là c'est pas bon du tout et je ne partage pas le point de vue de gentil

si encore il y avait deux mouvements patriotes crédibles sur l'échiquier politique, là oui on devrait tous et de chaque côté se dire qu'il faut débattre dans le respect. Ce serait même la seule solution permettant des accords malgré les désaccords et surtout une bonne entente. Mais on en est pas là et en ce moment c'est les attaques de partout et par tous les moyens d'un côté, et même pas de défense ou si peu de l'autre.

Il faut donc dans un premier temps ne pas se laisser faire, riposter, ne rien lacher, dénoncer les dérives et injures, puis construire quelque chose de sérieux.

Après on verra.

Anonyme a dit…

Pour répondre au site et à Yannick, c'est facile et confortable de se représenter la situation du Front comme une lutte entre le camp des bons et celui des méchants. Le ton et l'état d'esprit de ce site le laissent à penser ... hélas c'est plus compliqué que cela, et si l'on veut bien se donner la peine de s'informer amplement et des deux côtés, on s'aperçoit avec amertume que les torts sont très partagés ; c'est difficile à admettre mais il faut l'assumer : globalement, le camp hétéroclite anti-Marine a donné l'impression de se monter la tête systématiquement contre Marine et Aliot depuis déjà 2002, tandis que le camp Marine-Aliot n'a pas su désarmorcer les inimitiés et l'esprit de clan en formant lui-même un clan ne cherchant qu'à se protéger des attaques quitte à faire le ménage.
Ex: l'acharnement des Anti-Marine à vouloir démontrer le rôle de Marine dans la baisse des résultats en IDF (les causes sont démographiques) a été justement perçu par le camp LP comme une attaque perso. Cet acharnement a été une grave erreur ; il aurait mieux valu des arguments sensés qui ne soient pas ad hominem. Trop de cadres anti-Marine ont donné l'impression d'attaquer Marine et Aliot d'une façon ad hominem ;
LP étant LP, il ne fallait pas attendre autre chose qu'une réaction brutale et maladroite ; lui, Marine et Aliot n'ont pas su apaiser la situation ni calmer le jeu, mais au contraire ont tout fait pour mettre de côté des cadres jugés aigris et rebelles.
Refonder la droite nationale, je veux bien, mais encore une fois, si on n'est pas capable d'avoir une vision objective et dépassionnée, il faut mieux s'abstenir ; pendant ce genre de crises, tout le monde croit mordicus avoir raison (rappelez-vus 98), mais à froid, des mois plus tard, la réalité tombe : ce ne furent que bêtise, orgueil, ambitions déplacées, inintelligence, jalousies etc ...
Je trouve donc que vous devriez y refléchir et modérer vos positions, car vous regretterez d'avoir participé à cette curie, à ce spectacle pitoyable qui n'a grandi personne, si ce n'est Martial Bild et Bruno Gollnisch, dont la pudeur (exprimée différemment) et la sagesse manquent à beaucoup.

TOUS AVEC CARL LANG ! a dit…

@ Gentil,

Nous avons hésité à publier votre commentaire.

Nous le faisons néanmoins. Nous n'avons supprimé qu'une publicité qui n'avait pas sa place ici. D'autant que le « club » en question a une trouble histoire et n'a pas fait montre d'une ligne bien droite. Passons. Mais évitez SVP, ça nous fait du travail en plus et nous aurions pu nous contenter de "zapper", ce qui n'est pas notre genre.

Ce lieu est, comme vous pouvez le constater, un point de rencontre libre et ouvert. Cependant, il est consacré à toutes celles et à tous ceux qui soutiennent l'action de Carl Lang, donc merci de ne pas trop désaxer ou déplacer la ligne que nous nous sommes fixés.

Nous allons justement vous répondre, en commençant par cette notion de liberté et d'ouverture entres nationalistes.

En effet, vous voyez, ici on vous publie, tandis qu'il est aisé de constater que sur tous les sites pro « marine le pen », pas un seul commentaire, PAS UN, comme le vôtre, c'est à dire disons « neutre », ne passe. Ne parlons même pas des commentaires en faveur de Carl Lang. Tout est préfabriqué artificiellement et virtuellement dans un unique but : La « dévotion marinale » ! Qui plus est, cette besogne est faite par des gens médiocres qui sont (est) patentés pour déverser fiel et haine au kilo. Passons.

Le problème avec votre commentaire, c'est que, d'instinct, on est d'accord.

Oui bien sur, c'est évident, qui ne serait pas pour la paix des braves, dans la sagesse, la raison, la tolérance et dans la profondeur de la réflexion.

Croyez-vous que cette situation soit facile pour Carl Lang comme pour nous tous ? Mais vivre c'est choisir, et choisir, c'est savoir que non « tout le monde n'est pas beau, tout le monde n'est pas gentil », et que, sans sincérité et confiance réciproques de chaque côté (puisque fossé il y a), reconnaître que les torts et les responsabilités puissent être partagés est une attitude de philosophe mais pas de politique.

D'autant que le cœur du problème n'est pas là.

Contrairement aux autres, nous n'avons ni haine ni rancœur Et vous vous trompez sur nous. Nous ne sommes pas et n'avons jamais été anti marine, tout simplement parce que nous refusons par avance tout engrenage, toute pensée et toute idée qui placerait Marine Le Pen au centre du débat. Pour nous elle n'est ni le pivot ni l'axe autour duquel devrait tourner la politique nationale. Nous ne considérons pas Marine Le Pen comme une ennemi, c'est elle qui a tout fait (et bien fait) pour se placer en ennemi. Il ne faut pas confondre.

Alors que les choses soient dites et bien dites. Marine Le Pen n'est pas l'ennemi, elle n'est pas mauvaise, et elle a beaucoup de qualités. Simplement, nous considérons, comme beaucoup de militants et sympathisants, (et c'est notre droit) que c'est un bon cadre parmi d'autres, et que quantité de dirigeants de la cause nationale lui sont supérieurs. Rien de plus rien de moins.

Marine Le Pen, (encouragé de fait par son père bien sur) s'est mise à croire que tout lui était dû et qu'elle pouvait mépriser voire écraser tout et tout le monde. Maintenant, elle ose carrément pousser la loufoquerie jusqu'à se présenter comme LE successeur de son père à la tête du Front National. Nous trouvons cela dommage, car, elle aurait évidemment dû continuer à apprendre beaucoup, (elle en a besoin), à écouter et à mettre son talent réel au service des dirigeants autrement meilleurs qu'elle comme Carl Lang ou Bruno Gollnisch.

C'est notre opinion, mais soyons honnêtes, elle a le droit de croire qu'elle a le talent et le niveau pour la Présidence. Pour nous c'est illusoire, mais elle en a parfaitement le droit. Par contre, depuis quelques temps, elle émet ou fait émettre des « fatwa » contre quiconque doute un tant soit peu de ses « nombreuses qualités ». Autrement, elle se permet de dire ce qu'elle veut, mais si un autre prend le 1/100ème de cette liberté, il est exclu et excommunié « Ad Lepenum », d'un seul coup de maléfique baguette.

C'est cela qui est lamentable et pas autre chose Gentil.

Vous parlez de Paris et de l'Ile de France, terrain que nous connaissons fort bien. Ne parlons pas des militants qui étaient légions et qui sont partis. Mais sur ses résultats, nous sommes en total désaccord avec vous. La région capitale n'a jamais été une terre d'élection (dans tous les sens) pour le FN, c'est clair. Cependant, les résultats moyens tournaient autour de 12% (en moyenne) pour Paris intra-muros. Quant à la banlieue et aux départements, certains résultats étaient impressionnants. Il n'est pas vrai de dire que la démographie et la sociologie ont changé. Il suffit de regarder à la loupe les résultats des seconds tours lors des dernières municipales pour s'en convaincre. Marine Le Pen a bel et bien fait chuté les scores électoraux du FN dans des proportions dramatiques. Et sa vaine vantardise concernant son « exploit » de Hénin Beaumont fait encore rire dans les chaumières quand on en connait les conditions réelles.

Nous arrêtons là et nous en gardons de côté, car nous aurons bien sur l'occasion de revenir longuement sur Marine Le Pen lors de la campagne, puisqu'elle est venu affronter Carl sur sa légitime circonscription. Nous sommes sincères et nous maintenons que nous n'avons rien contre elle au plan humain. Nous ne nions pas certaines de ses qualités, mais nous n'entendons ni nous laisser faire, ni la laisser faire et nous ferons donc tout contre elle, par tous les moyens dont nous pourrons disposer.

Nous ne connaissons pas votre âge Gentil, mais nous pensons que vous êtes encore bien jeune. Nous nous trompons peut être mais c'est le sentiment qui ressort.

Non, nous ne pensons pas en termes manichéens « bons d'un côté, médiocres de l'autre ». Sur l'échiquier de la vie, l'Homme est sans cesse sur la corde raide entre le blanc et le noir. Non, nous ne sommes ni subjectifs ni aveuglement passionnés. Nous sommes certes idéalistes, mais avant tout pragmatiques.

Si Marine Le Pen avait su rester sage, à sa place (oui bien sur à sa place) et écouter comme être au service des « anciens », des dirigeants de valeur que vous même vous citez (Carl Lang mais aussi Bruno Gollnisch et Martial Bild notamment), alors elle n'aurait pas commis tant de bourdes et elle y aurait assurément gagné, se positionnant pour l'avenir. Elle a voulu jouer la boule dans un jeu de quilles, alors que d'autres savent très bien contrer et inverser les rôles. Elle s'y cassera donc les dents. C'est inscrit dans la logique des choses, ce qui ne veut pas dire qu'elle ne pourra pas rebondir, mais au moins ça lui servira peut être de leçon et elle reviendra alors à de meilleurs sentiments.

C'est tout le mal qu'on lui souhaite, car nous sommes peut être rebelles mais jamais aigris. Nous ne sommes méchants que face à la méchanceté, et nous n'affirmerons jamais que la méchanceté de certains est intrinsèque, nous la mettons techniquement sur le compte d'une ambition pour nous folle, destructrice et illégitime. Cela n'excuse rien et ne relève que du domaine explicatif.

Pour éviter de faire trop long, deux ou trois points à soulever pour finir.

Nous ne mélangeons pas Marine Le Pen et Louis Aliot. Il n'a pas du tout le même niveau et sa place est partout sauf dans le secrétariat général d'un parti qui se veut grand.

Quiconque prétendra devenir le chef de file des nationaux devra rassembler tout le Mouvement National et non un seul clan.

En 1998, nous pensons qu'il fallait suivre Le Pen parce qu'il était le meilleur, mais nous n'avons jamais eu d'ennemi dans le camp national. Les querelles dont vous parlez n'étaient pas les nôtres et nous pensons qu'elles ne concernaient qu'un petit nombre. Aujourd'hui, ce sont nos idées qui sont en danger et c'est autrement plus grave.

Pour ce qui est des attaques Ad Hominem, les « LP » comme vous dites s'en sont fait une spécialité toute familiale. Nous éviterons donc d'en faire afin de ne pas devoir payer de royalties sur les droits d'auteur.

C'est peut être malheureux pour elle d'en être arrivé là, mais c'est avant tout de sa faute si Marine Le Pen n'a rien su démontrer et n'a pas su instaurer la confiance.

Son ambition dévorante et pressée lui a fait transformer l'adhésion en sympathie, le vote en sondage, le militant en téléspectateur, l'idée en fourre tout soporifique, le tout pour notre plus grand malheur.

Jean Marie Le Pen affirmait lui même que la confiance ne se décrète pas. On a ou l'on n'a pas confiance, point.

Comme Carl Lang, nous n'avons aucune confiance en Marine Le Pen. Que ce soit au plan politique, au plan technique, au plan stratégique ou au plan humain.

Rien n'est éternel, mais pour le moment c'est ainsi.

Nous y reviendrons forcément.

Anonyme a dit…

C'est qui Philippe Peninque j'en ai jamais entendu parler?