lundi 23 février 2009

BERNARD ANTONY RALLIE CARL LANG AVEC L'ENSEMBLE DE SES FORCES ! VIVE LE "PARTI DE LA FRANCE" !

Bernard Antony rallie Carl Lang avec l'ensemble de ses forces ! Vive le "Parti de la France" !


Déclaration officielle de Bernard Antony (lundi 23 février 2009 - 12h30)





Préambule pour les lecteurs de mon blog qui m'excuseront de la longueur, inhabituelle mais justifiée par les circonstances, des textes de ce jour.


Lorsqu’en juillet 2003 je décidais de quitter le bureau politique du Front National ce ne fut pas seulement pour des raisons de détail accumulées.


Je recourus sans illusion à ce que je considérais bien comme l’ultime moyen à ma portée pour essayer d’enrayer un processus navrant prouvant que Jean-Marie Le Pen n’avait pas du tout tiré les leçons de la grave crise de l’année 1998.


Je ne voyais plus comment agir au sein du bureau politique trop inerte pour empêcher la dérive du mouvement vers un mode de fonctionnement ou plutôt de dysfonctionnement, celui d’un parti de plus en plus autoritariste, jacobin, archaïque, totalement fermé aux progrès dans la conduite des relations humaines qui est la caractéristique des entreprises performantes.


Cette sclérose, comme toujours en pareil cas, s’accompagnait d’une atmosphère de sérail ou de kremlin de plus en plus lourde de suspicion. C’était « l’ère du soupçon ». Encouragé par certains dans quelques ornières idéologiques, le vieux chef qui avait eu de grandes qualités était en effet totalement perméable aux allégations de complots que lui présentaient doucereusement un ou deux apparatchiks aussi culturellement médiocres que politiciennement retors répondant à l’impérieuse aspiration d’une fille rongeant son frein à la propriété du parti. Ainsi lui avait-on fait gober l’idée d’un « complot catho », pourtant à l’évidence tellement fantasmagorique, mené par moi. Mais cela n’était-il pas accrédité par des journalistes si écoutés de la presse pourtant la plus ennemie, (là aussi, quelle étrangeté psychologique) qui présentait toujours « Bernard Antony, alias Romain Marie » (sic !) comme le chef des catholiques traditionalistes au sein du FN, insinuant sans cesse l’idée d’une sorte de noir complot vaticanesque sur le Front national.


Avec qui menais-je ce complot ? Peut-être avec un des vice-présidents de Chrétienté-Solidarité, Thibaut de La Tocnaye ? En effet, un jour, un Jean-Marie Le Pen furibard voulut m’en asséner une preuve en me confiant qu’on avait, sur son système d’écoute au « paquebot », enregistré un propos très injurieux de ce dernier à son égard. Il me le répéta. Les bras m’en tombèrent ! C’était çà la preuve du complot : un juron de corps de garde au programme assez irréalisable!


Mais peut-être le menais-je aussi avec mon ami, vice-président de l’Agrif, Wallerand de Saint Just ? J’étais prêt à parier toute une fortune de Madoff à qui apporterait le moindre début de la preuve de ce mirobolant complot catho !


Mais le pire était tout de même dans l’enlisement idéologique du chef dans une dialectique d’interprétation à causalité unique des événements du monde faisant par trop fi de la complexité des facteurs et des causes qui mènent l’histoire.


Aussi, dégagé d’une part du devoir de réserve que je m’imposais en tant que membre du bureau politique, je me plaçais dans la situation de saine liberté critique qui est naturellement celle de tout adhérent. Mais, semble-t-il, même comme simple adhérent je devais sans doute encore faire planer une menace. Alors, celui que certains appellent un peu méchamment le « mini Béria » du FN, faute de pouvoir m’expulser en quelque goulag, confia à la presse en novembre 2003 que j’étais de facto exclu du parti, faute de n’avoir pas acquitté la cotisation annuelle. Gros mensonge d’un petit homme puisque celle-ci n’expirait que six mois plus tard ! Même monsieur Iorio, le mari de Marine, lors d’un conseil de l’IFOREL, m’exprima son désaccord avec pareil procédé. J’ajoute encore que, fidèlement, je reversais ma cotisation d’élu régional ce qui n’était pas le cas de tous...


Par ailleurs, non réélu au Parlement Européen en 1999 à cause de l’inopportune présence, portant la poisse, d’un certain Charles De Gaulle, je n’en avais pas fait une maladie. Plus encore, n’ayant jamais attendu pour ma part la gamelle politicienne pour faire vivre convenablement ma famille, je savais bien qu’en démissionnant du bureau politique, mon successeur en Midi-Pyrénées ne me proposerait pas d’être candidat sur ses listes à la réélection au Conseil Régional.


Je n’en fis pas non plus une dépression nerveuse. En revanche cela me donna le loisir d’écrire au cours de ces dernières années six livres dont je suis fier, qui permettent, je crois, à beaucoup de mieux connaître notamment quelques-uns des grands phénomènes idéologiques et religieux qui pèsent dans la vie des nations.


Simultanément, je continuais bien sûr, et continuerai encore à œuvrer avec mes amis pour l’idéal de Chrétienté-Solidarité, et pour l’action de l’Agrif, associations qui, il faut quelques fois le redire, n’ont jamais eu vocation - et ne l’auront jamais avec moi - à s’inféoder à quelque parti ou mouvement, fût-ce celui auquel va ma préférence aujourd’hui.


En attendant sur le plan politique qu’un projet de reconstitution du mouvement national français se concrétise enfin, je créais avec mes amis, comme le professeur Louis Chagnon ici présent, l’Institut du Pays Libre, à la fois organe de réflexion et de prise de position politique et sociale. Cet institut, en revanche, appuiera volontiers la grande initiative du Parti de la France à laquelle, chers amis, je m’associe totalement et je vais dire pourquoi.


Mon allocution à l’occasion de la conférence de presse de Carl Lang, ce lundi 23 février 2009 :


Le Parti de la France



Cet intitulé est magnifique. Rien de moins partisan ! C’est la France que nous aimons, cette belle patrie, cette magnifique communauté de destin, conçue il y a quinze siècles, élaborée, agrandie au fil du temps par nos rois, continuée à travers tant de tragédies sous les républiques et les deux empires, jusqu’à hélas sa dislocation continue depuis plus de soixante ans ; ce phénomène que j’ai, dès 1976, décrit et appelé le génocide français, génocide spirituel, culturel, physique enfin ; génocide sous anesthésie par changement de la substance de notre peuple par la conjugaison d’une « immigration-substitution » avec la culture de mort et la banalisation étatiquement voulue et encouragée de l’avortement.


Le Parti de la France, c’est enfin le mouvement dont la France, mais aussi l’Europe et le monde ont besoin dans la clarté des idées et des projets.


C’est le choix de la fidélité aux valeurs judéo-chrétiennes universelles du Décalogue incarnées dans notre civilisation, enrichies par les immenses apports philosophiques et culturels de nos racines grecques et latines, mais aussi celtes et germaniques et je n’oublie pas la belle et très antique spécificité basque.

C’est aussi la conscience de ce que les ruisseaux de ceux qui, poussés par l’oppression ou la misère, et venant chez nous partager notre destin, ont apporté au grand fleuve gallo-romain : slaves, arméniens et juifs mais aussi africains, nord-africains et indochinois ayant aimé et combattu pour la France comme le grand Bachaga Boualem ; ayant enrichi sa culture, comme Bergson, Proust, Robert et Raymond Aron, et aussi, la grande philosophe et mystique défendant la bienfaisance de l’enracinement, hélas morte trop tôt en 1943, Simone Weil.


Et y a-t-il eu plus bel illustrateur de l’esprit français que l’antillais Alexandre Dumas ? Je pense beaucoup aussi en ce moment à ce très grand sociologue, penseur politique, écrivain et poète qu’était notre ami le guadeloupéen Jules Monnerot, médiatiquement et universitairement relégué parce qu’à la différence d’un aimé Césaire il avait quitté l’utopie du communisme pour défendre la patrie française et devenir un des maîtres à penser de la droite nationale.


Défendre notre identité française, européenne, chrétienne alors qu’elle est si violemment piétinée au moment où l’on exalte toutes les autres, ce n’est pas pratiquer un mauvais repli identitaire, cela ne relève d’aucune xénophobie, c’est assumer notre devoir de piété filiale et parier sur l’avenir de notre peuple et de notre civilisation.


Faut-il le dire, si l’appartenance française n’est pas une affaire de couleur de peau, devrions-nous être désormais complexés du fait que nous, français, sommes essentiellement européens et de race blanche ? N’y en a-t-il pas assez de cette culpabilisation que l’on injecte sans cesse à nos enfants, à l’école et dans les médias, pour amollir les cerveaux et conditionner notre peuple à l’acceptation de l’esclavage ?


Pourquoi ceux qui ne se sentent pas français ne vont-ils pas exercer leurs talents ailleurs ? A destination de celles et ceux qui nous infligent l’inversion raciste de l’obamaoisme, nous disons qu’il est odieux de priver l’Afrique de leurs compétences. Il faudrait en effet savoir rendre les Africains, ministres, préfets et médecins, à l’Afrique où ils ont abandonné leurs peuples.


Le Parti de la France défend bien sûr la fidélité à ses racines vitales, à ses principes de vie, mais cela ne relève d’aucun passéisme. Faire monter la sève, ce n’est pas aimer les branches mortes. Disons-le clairement, nous ne cherchons pas à vider les querelles, les guerres fratricides du siècle précédent.


Le monde a fantastiquement changé en cinquante ans, regardons où sont les masses démographiques, les puissances et les menaces.


Considérons aussi l’instinct de mort qui fait brandir à nouveau dans nos rues les drapeaux rouges de l’immense abomination communiste, les drapeaux noirs des terrorismes anarchistes, et, plus grave encore peut-être, les drapeaux des organisations islamistes.


Alors bien sûr, nous ne nous sauverons pas seuls et si nous ne voulons pas de cette Union Européenne soviétoïde, nous ne prônons pas un retour, ce serait aussi absurde qu’illusoire, sur les modèles passés d’un nationalisme qui ne fut pas d’ailleurs sans graves défauts. Notre nationalisme moderne n’est que l’expression d’un patriotisme français et civilisationnel en alerte devant les menaces génocidaires.


Avec Carl Lang, nous avons depuis longtemps vérifié notre accord sur l’essentiel : la survie de la patrie, le respect de la vie innocente de la conception jusqu’à la mort naturelle; la défense des droits de la famille ; celle des libertés de l’enseignement ; de la séparation de l’école, comme d’ailleurs de la justice, des carcans et des lobbies idéologiques ; le respect de la dignité humaine et des personnes dans les médias ; les libertés du travail, la rénovation des rapports sociaux, une autre loi sur la représentativité syndicale ; l’abolition des lois de police de la pensée aux effets si pervers, la lutte contre l’inversion raciste et morale du néo-totalitarisme.


Le vingtième siècle a été celui des grands totalitarismes et monstruosités exterminationnistes, du nazisme heureusement mort et celles du communisme toujours subsistant avec la mutation de ses virus criminogènes ; et n’oublions pas l’exterminationnisme islamo-turc du génocide des Arméniens et autres chrétiens.


Aujourd’hui nous devons faire face à la corrosion de notre esprit public, à l’amnésie de notre mémoire, à la perte de notre identité, à la dissolution de nos énergies et de nos intelligences et sur nos décombres, à l’immense menace du totalitarisme de l’idéologie islamique.


Plus que jamais il faut lutter : notre combat est celui de la vie, de l’amour, de la vérité et de la liberté.


Pour cela allons partout par les chemins prendre le Parti de la France.


Bernard ANTONY"



Plus que jamais l'Avenir nous appartient !



VIVE LE PARTI DE LA FRANCE !







7 commentaires:

Daniel a dit…

Je tenais à être le premier à vous féliciter toutes et tous. Félicitations à Carl Lang, félicitations à Bernard Antony, félicitations à toutes celles et à tous ceux qui vous vont suivre. Bravo et merci ! Là je sens vraiment le souffle de l'espoir revenir. Courage et en avant ! Haut les coeurs, il faut y croire pour nous et pour la France. Vive le Parti de la France, le renouveau du vrai Mouvement National, dans la justice, l'humanisme, la sérénité, la sagesse et la liberté mais dans le respect de nos idées justes, la fermeté absolue et avec la force de conviction qui fait que nous avons un idéal ! Encore merci à tous ! L'air est bon aujourd'hui...

Anonyme a dit…

Je ne serais donc pas le premier ... lol

Felicitation.

Et que le Parti de la France puisse réunir et réussir. (ce que je doute pas)

Denis F42

Nadège a dit…

Longue vie au Parti de La France ! Pour notre France chérie de toujours ! (moi non plus je ne serais pas la première sourires)

Solange a dit…

Tout à fait d'accord avec Daniel, cette nouvelle formidable permet vraiment d'espérer. Je souhaite que ce soutien de poids, que cette dynamique de la réconciliation, de l'union de la droite nationale va aller en se développant. Je pense notamment à nos amis du MNR. J'espère sincèrement qu'une entente pourra se faire avec le parti de Bruno Mégret. On ne doit exlure personne : tout le monde, pourvu qu'on soit véritablement national, nationaliste, patriote, identitaire, etc. est appelé se retrouver dans un nouveau mouvement national rénové et performant. Surtout, ce qui fait chaud au coeur, c'est que ces retrouvailles se font sur la base des principes, des idées, alors que depuis le virage gaucho-libéral au Front (ex)National le mouvement national souffrait d'un flottement idéologique qui se traduisait par le départ des cadres et des militants et par la lassitude des électeurs nationaux et populaires.

Alors bravo et félicitations à Antony ! Courage à Carl Lang !

En avant ! Vive le mouvement national, populaire, social et catholique !

franc-sparte a dit…

SERAIS-JE LE SEUL A L'ECRIRE ?

Ce texte de Bernard Anthony est absolument désastreux !
Tous les poncifs stupides et démobilisateurs sont là, il n'en manque pas un !

Toutes les erreurs tactiques et stratégiques passées s'apprêtent à refleurir.Bravo ! C'était bien la peine !

Je fais avec qui le veut le pari suivant.
Avec un Bernard Anthony dans l'équipe dirigeante du parti de Cal Lang, ce parti est d'ores et déjà "mal parti".
On peut d'emblée passer à l'essai suivant.
Et quand BA révèle que sa déclaration résulte d'une discussion avec Carl Lang je suis effondré !

Tout ça pour ça ? Et bien, sans moi ! Désolé. (moi ce n'est pas grave, c'est juste 1, ce sera aussi hélas, sans le peuple Français, j'en ai la totale certitude)

Analyse :
L'anecdote.
J'aurais aimé que BA cite dans sa déclaration, aussi quelques français de souche européenne à côté des "arméniens, juifs, aficains, nord-africains, métis etc"... qui suscitent son hystérie)

Car nous avons nous aussi, oh pas beaucoup, juste un tout petit peu, apporté quelques briques à la maison française ! On aurait bien aimé être un peu dans la déclaration d'Anthony ....

Et puis quoi surtout ?
Surtout, toujours la même rengaine défensive (je n'invente rien, tout ce qui suit est dans la déclaration :

"nous ne pratiquons pas de repli identitaire ...blabla...nous ne sommes pas xénophobes ...blabla... etre français n'est pas une couleur de peau, et patatietpatata ...nous ne sommes pas passéistes, turlututu chapeau pointu, nous ne prônons pas un retour, ce serait aussi absurde qu’illusoire, sur les modèles passés d’un nationalisme qui ne fut pas d’ailleurs sans graves défauts, passez muscade, condamnation obligatoire du fascismassassin et du nazisme-heureusement-mort .....

RESUMONS : "Je ne suis pas raciste-fasciste-naziste-xenophobe"
BA n'a visiblement pas compris que l'ennemi se nourrit de ces dénégations sempiternelles, qu'il les suscite et qu'il pousse un grand cri de victoire à chacune de ces laborieuses et pénibles justifications de bonne citoyenneté !

BA n'a pas compris que le BA-BA de la propagande pour notre cause (oui propagande) c'est de répéter ce que nous sommes et non de ratiociner sans fin sur "ce-que-nous-ne-sommes-pas-et-pardon-d'etre-trop-nationaliste-mesdames-et-messieurs-les-republicains"

Que BA ose ensuite s'en prendre à la manie de la repentance est ridicule, alors que ce sont justement de tels discours qui l'alimentent !

ENSUITE ? Le quasi catalogue programmatique, composé de déclarations générales à la miss-france et de points plus précis dont chacun eloignera les quelques uns qui ne sont pas d'accord, et surtout, dans ce catalogue, PAS LA MOINDRE TRACE de l'indispensable inversion des flux migratoires.
C'est à dire du seul point capital qui justifie notre engagement.

Le parti de la France est né.
Le parti de l'antifrance n'a pas trop de souci à se faire.

Patrick a dit…

@ Franc Sparte,

Je suis d'accord avec toi camarade, mais c'est aussi cela l'union. Antony a le droit de continuer à faire et à dire ce qu'il a toujours dit et fait au FN durant des décennies. Le tout étant que toutes les tendances soient représentées dans notre "Parti de la France" et que nous demeurions réellement soudés sur nos fondamenteux. Le reste...
Amitiés

Anonyme a dit…

Ploncard d'Assac a, en effet, un nom...

C'est celui de son père !


Dont il n'est que le pâle continuateur.