dimanche 8 février 2009

A PROPOS DE QUELQUES CHAUSSE-TRAPPES ET PEAUX DE BANANES POTENTIELLES ...

A propos de quelques chausse-trappes et peaux de bananes potentielles ...


Dans le domaine hautement périlleux de l'analyse politique, il suffit parfois de partir d'une anecdote, d'en remonter le cours jusqu'à la source, pour ouvrir les yeux sur des faits d'une toute autre importance que le point de départ. C'est ce qui s'est passé hier, lorsqu'un de nos visiteurs nous a laissé un commentaire à propos de l'arrivée de Jean François Touzé au sein du tout nouveau groupe dits des « Nationaux et Indépendants » au Conseil Régional d'Île de France, groupe composé des tout récent démissionnaires du Front National emmenés par Martial Bild.

Nous avons vérifié ces informations et elles se révèlent malheureusement exactes. Elles se révèlent surtout de nature à mettre en péril l'initiative de Carl Lang, en ajoutant encore plus au désordre actuel dans les esprits des nationaux. Explication.

Déjà, il est surprenant, pour le moins, de constater, après coup, que M Touzé était toujours apparenté au groupe FN depuis son départ de celui-ci. Marine Le Pen étant (depuis 2004 et jusqu'à présent) la toute puissante présidente dudit groupe et rien ne pouvant se faire sans son accord, il apparaît donc clairement qu'elle avait décidé depuis fort longtemps de ne pas rompre les liens avec son ancien complice.

Quand on sait que ce dernier a une fois de plus viré sa cuti et changé d'idées depuis quelques mois, défendant dorénavant une « politique » de « soutien total et définitif aux Etats Unis d'Amérique et à Israël », prônant une ligne 100% atlantiste, vouant la Russie aux gémonies, poussant au conflit avec l'Iran, déclamant son amour sans borne du « génie Gorges W Bush » et défendant des positions que même Nicolas Sarkozy aurait honte d'avouer, on est en droit (en devoir) de s'interroger pleinement sur son actualité récente et sur ses conséquences. D'autant que les observateurs attentifs n'ont pas oublié l'entente « formidable » qui régnait entre Marine Le Pen et Jean François Touzé entre 1999 et 2007, certains n'hésitant pas à affirmer que ces liens solides et ces bons rapports entre les deux dateraient de la période 1988 / 1990, époque où Marine Le Pen, alors jeune adulte, aurait admiré le sens de la dérision (et de la fête ?) de M Touzé.

Ce qui est probable, c'est que ce revirement de Jean François Touzé, (revirement lui ayant valu l'exclusion définitive de son propre parti la NDP), ait un rapport très concret avec la récente éviction d'Alain Soral. Lorsque ce dernier parle de l'amour uniquement « marketing » de Marine Le Pen pour sa « ligne », alors qu'elle serait en fait terriblement atlantiste, libérale voire sarkozyste, cela vaut tout autant pour son ami Touzé, quand on a de la mémoire. On se souvient que, de 2006 à fin 2007 (notamment), les deux compères partageaient le même enthousiasme pour la ligne ultra jacobine, (avec en points d'orgue les épisodes Valmy et Argenteuil), et, dans le même temps, la même détestation de l'arrivée de Dieudonné, ami de Soral, dans les eaux frontistes. C'est tout sauf un hasard. Il n'y a que sur le « cas Mégret » qu'ils se sont opposés, puis séparés. Depuis les récents évènements, on commence fortement à se demander si, finalement, cette séparation n'était pas arrangée, fabriquée, et si Jean François Touzé n'a pas en fait pour mission de préparer, de l'extérieur, une force d'appoint utile pour Marine Le Pen le moment venu.

Les faits sont là. Qu'affirme Jean François Touzé dans son communiqué de ralliement au nouveau groupe de Martial Bild ? Lisez bien c'est instructif et édifiant. Il y indique ceci : « Si j’ai tardé à m'éloigner de ce groupe [FN NDLR] c’est par amitié, et même par affection, à l’égard de Marine Le Pen. Il ne saurait donc être question pour moi que la décision que je prends aujourd’hui soit interprétée comme une marque d’hostilité à son égard. Toute exploitation en ce sens par telle ou telle faction issue du FN me verrait opposer un ferme démenti ». [deux fautes d'orthographe corrigées par nos soins sur quatre ligne extraites du communiqué NDLR]




[Cliquez sur l'image pour l'agrandir et lire le texte en question **]


En si peu de lignes tout est dit. « Amitié et affection » à l'égard de Marine Le Pen et aucune marque d'hostilité à son endroit. Il n'y a que les aveugles et les sourds volontaires qui n'auront pas compris. Après coup et en y réfléchissant bien, on commence à comprendre un peu mieux les liens étranges et mystérieux entre Marine Le Pen, Altermedia – France (de Philippe Olivier, alias Olivier Career, ancien bras droit de Bruno Mégret, époux de Marie Caroline Le Pen, ami notamment de Philippe Randa, Roland Hélie et ... Jean François Touzé, qui depuis ne jure politiquement plus que par Marine [Marine2012 c'est lui *] dont il ne cesse de faire l'apologie), Jean François Touzé donc, et quelques autres réseaux amicalo-groupusculaires autour de ces gens là. Nous y reviendrons certainement.

En politique, la logique fait souvent office de baromètre. En conséquence, si on s'en tient aux seuls faits, le nouveau groupe de Martial Bild (ami et soutien de Carl Lang quand même !) accueille en son sein une personne au parcours plus que sinueux ayant appelé son club « ligne droite » (!), une personne ami des Etats Unis et d'Israël, une personne ennemi de la Russie, une personne particulièrement fier de se définir elle même comme 100% atlantiste, une personne qui, même si elle ne représente qu'elle même, n'en est pas moins l'exacte antithèse actuelle d'Alain Soral sur l'échiquier politique dit national, après en avoir été le chaud partisan, une personne enfin (et c'est peut être l'élément le plus accablant) qui n'hésite pas à assimiler Carl Lang à une vulgaire « faction issue du FN » (SIC). Ce nouveau groupe « pro Lang » accueille surtout un ami de Marine Le Pen, un ami lui gardant toute son amitié et toute son affection, un ami se défendant à l'avance d'avoir la moindre marque d'hostilité à son endroit. Cela en dit au final très long sur cette personne dont il faudrait tout de même un peu plus se méfier.

On ne comprend pas grand chose aux turpitudes de Jean François Touzé, on ne sait pas bien si cela relève de l'alimentaire ou d'une autre raison, et à vrai dire on s'en moque un peu. L'essentiel c'est que ça fait particulièrement désordre.

Carl Lang représente la seule ligne viable. Il est le digne et solide ambassadeur de la ligne authentiquement nationale, sociale, populaire et identitaire. Il se situe donc obligatoirement et sainement à équidistance des trois autres positions inacceptables et insupportables aux yeux des militants nationaux, nationalistes et patriotes. La ligne dite « Soralienne » voulant nous faire opter pour le keffieh contre la kippa, la ligne de Touzé voulant nous forcer à choisir l'extrême opposé, et enfin la ligne dite « Mariniste » voulant nous faire subir le vide du marketing au gré de ses envies et ambitions fluctuantes, avouées ou non.

Carl Lang a eu le premier le courage d'affirmer qu'il n'avait « strictement aucune confiance ni politique, ni stratégique, ni humaine ni technique en Marine Le Pen ».

L'entière campagne de Carl Lang est axée sur la lutte intégralement POSITIVE en faveur de la France, de l'Europe, et pour nos valeurs, quand les autres sont ancrés dans le négatif ou le néant. Ce n'est donc certainement pas le moment de jeter le trouble dans les esprits, les cœurs et les âmes. A l'inverse, notre unique mission est de donner corps à la très haute et très noble ambition de Carl Lang, en évitant toute confusion malsaine.

Les intérêts particuliers, les amitiés différentes comme les ambitions ne doivent pas venir polluer notre message au service exclusif de l'intérêt général et du bien commun, autrement, cela n'aurait aucun sens de critiquer le népotisme.

Qu'ils le fassent intellectuellement après analyse ou qu'ils le fassent de façon quasiment innée, les nationaux sentent bien qu'il existe des évidences qui s'imposent et qu'on ne peut nier sans risquer de se perdre définitivement.

Pour ne prendre que le simple exemple de la Russie et le soumettre à l'analyse, qui peut sérieusement nier que la position de Carl Lang (pourtant la première à ce degré d'importance) n'est pas exactement calquée sur le Génie Français. Absolument tous les ingrédients sont réunis pour que la France propose un partenariat fort et privilégié à la Russie. C'est le moment, et nos politiciens, comme toujours dans l'erreur, ont fait prendre à la France un temps de retard sur le sujet. Si la France prend cette initiative, l'Europe suivra.

Il n'y a pas que des raisons disons partisanes, idéologiques, culturelles et civilisationnelles à cet aspect tant impérieux qu'impératif du choix de la grande alliance avec la Russie. Il y a avant tout des raisons objectives et pragmatiques. Peu à peu, la nature reprend ses droits et fait valoir sa loi. Il y a un océan entre nous et les Etats Unis et cette affirmation en forme de constatation de simple bon sens est tout sauf une vulgaire Lapalissade. « L'effet Continent » va jouer à plein dans les vingt prochaines années, et le rôle historique de la France est de prévoir, d'anticiper les évènements, de les accompagner, de les guider, d'en prendre la tête, et non de suivre bêtement après avoir raté le côche.

Tout le monde connait les atouts de la Russie. La Fédération Russe (et ses alliés, à savoir, pour le moment, plusieurs ex républiques soviétiques, quelques territoires indépendants, le Bélarus et au moins la moitié de l'Ukraine), c'est un territoire de plus de 18 millions de kilomètres carré s'étendant sur plus de 10,000 km de long. L'ensemble « pro Russe », c'est plus de 250 millions d'habitants (160 pour la seule Russie). Ce sont des richesses à profusion en matières premières, (Pétrole, Fer, Nickel, Or, Diamant, Gaz, etc), une agriculture au potentiel illimité se relevant doucement mais fortement de la ruine communiste (comme toute la zone « pro Russe » dans tous les domaines d'ailleurs), une industrie lourde très puissante (raffinerie, aciérie, industrie chimique, industrie militaire d'armement, et, depuis peu, le renouveau dans le bâtiment), sans compter bien sur le secteur spatial surpuissant et la grande tradition russe bien réelle en matière de matière grise, d'inventivité et d'originalité, faisant notamment de l'Université de Saint-Pétersbourg la première au monde en « Cours supérieurs dans le domaine de brevets et d'inventions ».

La Russie possède, et de très loin, la deuxième armée du monde, certains n'hésitant pas à aller jusqu'à affirmer, certes de manière subjective, qu'elle serait la première pour la qualité de ses troupes. Dans la réalité, l'armée Russe (sans compter les armées de ses alliés, dont la puissante armée Biélorusse) n'est dépassée par l'armée américaine que dans les chiffres. Son budget militaire est six à sept fois moindre que celui des Etats Unis, mais il demeure le deuxième budget brut mondial, en sachant que les salaires y sont dix fois inférieurs et que les russes vont à l'essentiel, ne dépensant jamais, par exemple, 500,000 dollars pour l'installation d'un cinéma et d'un « mac do » au sein d'une de leurs bases militaires. Il faut donc relativiser et soumettre chiffres et statistiques à la critique et à l'analyse objective de la réalité concrète sur le terrain.

Surtout, la Russie revient de très très loin. Elle a été ruinée, minée et humiliée par les années Eltsine, celui-ci cédant presque tout aux américains et étant prêt à tout leur vendre. Cela est si vrai que certains spécialistes de la question ont affirmé qu'il s'en était fallu de très peu pour que les américains règlent définitivement la question de la Russie en la mettant en coupes réglées. La délinquance avait atteint un niveau record, les ravages de l'alcool était tels qu'ils étaient devenus la principale cause de la chute de l'espérance de vie tombée à 54 ans (SIC), la chute de la natalité avait ramené le nombre de russes sous la barre des 130 millions, et il a fallut le plan d'urgence de Poutine (10.000 euros par enfant, méthode dont il faudrait bien s'inspirer en France une fois les questions d'immigration et d'identité réglées) pour que la population russe augmente de nouveau, bref le pays était en ruine, avant que Vladimir Poutine ne mette fin à la décadence et ne sonne le réveil de la Grande Russie.

Maintenant, non seulement la Russie est redevenue grande, mais elle s'envole vers d'autres horizons, vers d'autres niveaux de puissance, avec des projets et des ambitions plein la tête, forte de ses certitudes et d'un potentiel de croissance immense courant sur plusieurs décennies. Comment ne pas y voir là un signe du destin ?

Nous pouvons encore prendre la tête du mouvement, nous avons suffisamment d'atouts (notamment politiques et technologiques) comme d'alliés possibles (dont l'Allemagne) pour cela, pour proposer quelque chose de viable, de grand et de complémentaire pour toutes les parties. Mais attention, demain il sera trop tard ! Si la France et l'Europe ratent ce rendez-vous avec l'histoire, la vraie, alors c'est que nous n'aurons plus notre place dans le concert des grandes nations, et que la providence nous aura abandonné au sort triste, mesquin et banal de ceux qui suivent, sans avoir la moindre emprise sur les évènements, sans marge de manœuvre, donc sans liberté. Et à ceux qui pourraient nous rétorquer que nous serions prêts à tout céder aux russes, nous leur répondons qu'ils se trompent doublement. Non seulement nous (comme les Russes) sommes disposés à un partenariat entier, franc, sincère, honnête et équilibré, mais en plus il s'agit de l'avenir de notre maison commune, et si nous n'avons pas d'avenir sans eux, ils n'ont pas d'avenir sans nous.

Cet exemple russe vaut pour le reste de nos idées, principes et valeurs. Nous luttons pour une plus grande France, libre, souveraine et indépendante, sure de ses idéaux, de sa morale comme de son éthique, avec une identité forte et des régions fortes, au sein d'une Europe puissante, première et plus grande civilisation de la planète.

C'est à ce rendez-vous de la plus grande France qu'entend bien nous conduire Carl Lang. Aussi, il nous appartient à toutes et à tous de ramasser le gant à terre et de relever cet exaltant défi, en ayant en tête et à l'esprit la volonté de conserver en permanence une authentique Ligne Droite, pas un faux semblant déguisé en banderole bidon souillée par l'imposture, mais une ligne fidèle, celle qui sème l'espoir et qui récolte les victoires, celle qui allie le cœur à la raison, celle qui fait qu'un jour, forcément, le rêve devient réalité.

Laissons à d'autres, à celles et à ceux qui, abandonné(e)s par la flamme de l'idéal, ne sont là que pour jouer, les peaux de bananes et les chausse-trappes. Nous avons bien d'autres choses à faire, bien d'autres tâches à accomplir si nous voulons réellement d'un grand destin pour notre pays.

Partant de là, les petits intérêts particuliers et les dérisoires calculs politiciens, illogiques, mesquins et autre, n'ont définitivement pas leur place chez nous. C'est bien là le seul sens de notre humble mise en garde. Qu'on n'y voit pas autre chose. L'histoire démontre qu'une simple et anodine anecdote peut conduire à des guerres et à des révolutions. Elle peut être le grain de sable séparant le succès de l'échec. Encore une fois c'est un vieil adage populaire qui emporte la mise en se révélant d'une utilité avérée et pleine de bon sens : Il vaut mieux prévenir que guérir !





* http://www.no-media.info/1259/rassemblement-des-nationaux-autour-de-%C2%AB-marine-2012-%C2%BB (appel de Philippe Olivier alias Olivier Career en faveur de Marine Le Pen pour 2012)

** http://lignedroite.hautetfort.com/archive/2009/01/27/mise-au-point.html (Communiqué de Jean François Touzé au sujet de son entrée au sein du Groupe des Nationaux et Indépendants au Conseil Régional d'Île de France)




3 commentaires:

Anonyme a dit…

1. le groupe des nationaux et indépendants d' Ile de France, cela ne vous pas échappé porte en lui la notion d' élus indépendants qui peuvent le rejoindre. Le groupe qui était c'opposé de 5 élus , en possède dorénavant 6 et bientôt 7. tous ne soutiendront pas forcément la démarche exemplaire de Carl Lang

2 Le groupe est présidé non par Martial Bild mais par Martine Lehideux

TOUS AVEC CARL LANG ! a dit…

Exact. Rien ne nous a échappé. Pas même le paradoxe, ni la fragilité de la situation actuelle. C'est une mise en garde nécessaire, sans plus. Merci

Philippe a dit…

J'irai même plus loin que vous : si Carl Lang veut lancer un renouveau du mouvement national, il faut le construire sur le roc et non sur le sable. Jean-François Touzé ne me semble pas être de ceux qui apporteront crédibilité à cette entreprise.
Il vaudrait mieux le laisser sur le bord de la route... tout comme Alain Soral !
Réconciliation entre les "anciens " : OUI (Mégret, Antony, Lang...).
mais ne reproduisons pas les erreurs du FN.